Batterie virtuelle solaire : stockez sans batterie physique

Batterie virtuelle solaire : stocker son énergie sans acheter de batterie

La batterie virtuelle solaire permet de stocker son surplus d’électricité sans acheter de batterie physique. Une alternative qui existe depuis plusieurs années — et qui coûte moins de 10 € par mois là où une batterie physique dépasse les 5 000 €. Voici comment elle fonctionne et dans quels cas elle a du sens.

Ce que fait une batterie, physique ou virtuelle

Vos panneaux produisent de l’électricité en journée. Une partie est consommée directement — c’est ce qu’on appelle l’autoconsommation. Le reste, le surplus, part sur le réseau électrique.

Sans stockage, ce surplus est soit vendu à EDF OA, soit cédé gratuitement si vous n’avez pas souscrit de contrat de rachat. Dans tous les cas, vous le perdez pour votre usage personnel.

L’objectif d’un système de stockage — qu’il soit physique ou virtuel — est de récupérer ce surplus pour l’utiliser le soir, la nuit, ou en hiver.

Comment fonctionne une batterie virtuelle

Une batterie physique stocke l’électricité dans des cellules chimiques installées chez vous. Une batterie virtuelle fonctionne différemment : votre surplus est injecté sur le réseau, et un fournisseur le comptabilise sur un compte à votre nom, en kilowattheures. Vous le récupérez ensuite quand vous en avez besoin.

Un exemple : un après-midi de juillet, vos panneaux produisent 8 kWh. Vous en consommez 2 kWh sur le moment. Les 6 kWh restants partent sur le réseau et sont crédités sur votre compte. Le soir, quand vous allumez la cuisine et les lumières, ces 6 kWh sont prélevés en priorité sur votre crédit, avant de solliciter le réseau classique.

Ce système fonctionne grâce au compteur Linky — le compteur communicant installé par Enedis. C’est lui qui mesure en temps réel ce que vous produisez, ce que vous consommez, et ce qui circule dans les deux sens. Sans Linky, la batterie virtuelle n’est pas possible.

L’avantage par rapport à une batterie physique : la capacité de stockage est illimitée, et le crédit peut s’accumuler sur plusieurs mois. Vous stockez l’été, vous consommez l’hiver.

Cette énergie stockée peut ensuite être utilisée pendant les périodes où vos panneaux ne produisent pas suffisamment : en soirée, la nuit, ou lors des journées peu ensoleillées. Cela vous permet d’augmenter considérablement votre taux d’autoconsommation et ainsi de réduire votre facture d’électricité.

Comparer les offres de batterie virtuelle : MyLight vs Urban Solar

La batterie virtuelle est la solution idéale pour stocker le surplus de votre production solaire sans installer de batterie physique. En France, deux acteurs dominent le marché avec des approches différentes : MyLight Systems et Urban Solar Energy. Voici notre analyse comparative pour vous aider à choisir.

Tableau comparatif des offres de stockage virtuel

CaractéristiquesMyLight (MyBattery)MyLight (MySmartBattery)Urban Solar Energy
ConceptStockage + FournisseurStockage + Fournisseur + Pilotage intelligentStockage + Fournisseur
Frais de mise en service0€~ 2 000 € (Coffret inclus)299 € TTC
Abonnement mensuel1,20 € TTC / kWc / moisà partir de 12.99 € TTC / mois1 € HT / kWc / mois (~1,20 € TTC)
Coût pour 6 kWc7,20 € / moisSelon contrat global7,20 € / mois
Frais de restitution5 à 6 cts € / kWh (TURPE)Gratuit (0 €)7,6 à 9,6 cts € TTC / kWh (TURPE)
Atout principalZéro investissement départOptimisation automatiqueFrais de réseau réduits

L’offre MyLight : La flexibilité du sur-mesure

MyLight Systems propose deux formules distinctes selon votre budget et vos objectifs d’autoconsommation :

  • MyBattery (Le Cloud pur) : Cette formule ne nécessite aucun investissement matériel. L’abonnement est calculé selon la puissance de votre installation (1,20 €/kWc par mois). Pour une installation standard de 6 kWc, comptez 7,20 € par mois. Notez que lors de la récupération de votre énergie stockée, vous devrez régler les frais d’acheminement du réseau (TURPE), soit environ 5 à 6 centimes par kWh.
  • MySmartBattery (Le pilotage intelligent) : Cette option inclut l’installation d’un coffret de gestion (environ 2 000 €). Ce boîtier pilote intelligemment vos appareils (chauffe-eau, borne de recharge) pendant les pics de production. L’avantage majeur ? Vous récupérez chaque kWh injecté sans aucun frais supplémentaire, optimisant ainsi drastiquement votre rentabilité.

L’offre Urban Solar Energy : La simplicité du fournisseur engagé

Urban Solar Energy propose une alternative robuste avec des frais de mise en service uniques de 299 € TTC. L’abonnement mensuel est quasiment identique à l’offre de base de MyLight (environ 7,20 € TTC pour 6 kWc).

Leur point fort réside dans les frais de restitution : ils sont généralement plus compétitifs, oscillant entre 7,6 et 9,6 centimes par kWh selon votre option tarifaire. C’est une solution équilibrée pour ceux qui cherchent un intermédiaire de confiance entre l’investissement matériel et le tout-virtuel.

Ce qu’une batterie virtuelle solaire ne fait pas

Deux limites à connaître avant de choisir.

La première : en cas de coupure de réseau, vous perdez l’accès à votre crédit. La batterie virtuelle dépend en effet du réseau électrique pour fonctionner. Si le réseau tombe, vos panneaux s’arrêtent aussi — c’est une règle de sécurité imposée par Enedis. Une batterie physique, couplée à un onduleur hybride compatible, peut elle continuer à alimenter votre maison pendant une coupure. Pour les foyers en zone rurale avec des coupures fréquentes, c’est un point à peser.

La seconde : la batterie virtuelle ne pilote pas votre consommation en temps réel. Si vous voulez déclencher automatiquement votre lave-linge ou votre chauffe-eau aux heures de forte production, il faut soit l’offre MySmartBattery de MyLight avec son coffret, soit gérer vous-même vos habitudes de consommation.

Le conseil Tournesol ENR : Si vous ne voulez pas investir au départ, MyBattery ou l’offre Urban Solar Energy sont idéaux. Mais si vous avez beaucoup d’appareils pilotables (chauffe-eau, borne de recharge), le boîtier MySmartBattery sera plus rentable à long terme car il supprime les frais de restitution.

Ce que nous observons sur le terrain

D’après notre expérience, la batterie virtuelle convient particulièrement aux foyers qui ont une consommation décalée par rapport aux heures de production. Typiquement, les personnes absentes la journée qui rentrent le soir. C’est aussi une solution que nous recommandons souvent pour une première installation. En effet, elle permet d’optimiser immédiatement l’autoconsommation sans alourdir le budget initial.

La batterie physique, quant à elle, est pertinente quand le profil de consommation se prête à un stockage immédiat et quotidien.

À Carro, nous avons récemment installé 6 kWc sur une maison individuelle, couplés à une batterie virtuelle Urban Solar. Résultat : 80 % de réduction sur la facture d’électricité. Le surplus produit en journée est restitué le soir, sans aucun équipement supplémentaire à domicile.

Chez Tournesol ENR, installateur RGE QualiPV dans tout le Sud de la France, nous proposons les deux solutions et vous aidons à choisir celle qui correspond à votre situation — profil de consommation, budget, objectifs d’autonomie. N’hésitez pas à nous contacter pour en parler.


Sources : tarifs MyLight et Urban Solar Energy au 1er février 2026 — à vérifier avant souscription, ces offres peuvent évoluer.